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20 Août 2026

Hériter d’un bien immobilier en indivision : quelles solutions pour vendre en 2026 ?

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Lorsqu’une maison ou un appartement est transmis à plusieurs héritiers, le bien se retrouve souvent en indivision successorale jusqu’au partage de la succession. Chacun détient alors une quote-part du patrimoine, sans être propriétaire d’une pièce ou d’une partie précise du logement. Cette situation peut être simple lorsque tous les héritiers souhaitent vendre, mais elle devient plus délicate si l’un d’eux veut conserver le bien ou refuse toute transaction.

En 2026, plusieurs solutions permettent pourtant de sortir d’une indivision, de la vente amiable au recours au tribunal. La loi du 7 avril 2026 a également fait évoluer certains mécanismes destinés aux successions bloquées.

Pour vendre dans de bonnes conditions, il est donc essentiel d’identifier la solution adaptée aux droits et aux intentions de chaque héritier.

Sommaire

  1. Comprendre l’indivision avant de mettre le bien en vente
  2. Vendre le bien avec l’accord de tous les héritiers
  3. Racheter la part des autres héritiers pour sortir de l’indivision
  4. Vendre malgré le désaccord d’un héritier : la règle des deux tiers
  5. Que faire lorsqu’aucun accord n’est possible en 2026 ?

1. Comprendre l’indivision avant de mettre le bien en vente

Après un décès, lorsqu’un même bien revient à plusieurs héritiers disposant de droits de même nature, celui-ci est détenu en indivision jusqu’au partage. Chaque héritier, appelé indivisaire, possède une quote-part du bien, dont la proportion dépend de ses droits dans la succession. Les bénéfices comme les charges sont en principe répartis proportionnellement à ces droits.

Cette organisation a une conséquence importante pour la vente. Un héritier possédant, par exemple, 50 % d’une maison n’est pas propriétaire d’une moitié matérielle du logement. Le bien reste juridiquement détenu collectivement.

Toutes les décisions ne nécessitent toutefois pas le même niveau d’accord. Un indivisaire peut prendre seul certaines mesures nécessaires à la conservation du bien. Les actes de gestion courante requièrent généralement les deux tiers des droits indivis. En revanche, la vente d’un bien immobilier constitue un acte de disposition et reste, par principe, soumise à l’unanimité.

Avant toute mise en vente, il est donc utile de vérifier avec le notaire la composition exacte de l’indivision et les droits détenus par chacun.

2. Vendre le bien avec l’accord de tous les héritiers

La situation la plus simple reste celle dans laquelle tous les indivisaires souhaitent vendre. Les héritiers peuvent alors décider ensemble du principe de la vente, puis choisir un prix et organiser la commercialisation du logement.

Cette étape mérite néanmoins d’être préparée. Les héritiers peuvent avoir des attentes très différentes : l’un souhaite vendre rapidement, un autre estime que le bien vaut davantage, tandis qu’un troisième peut être attaché à la maison familiale. Une estimation immobilière objective constitue souvent une bonne base de discussion.

Avant la commercialisation, il convient notamment de clarifier :

  • la quote-part détenue par chaque héritier ;
  • le prix de vente envisagé ;
  • les éventuels travaux ou dépenses à engager ;
  • l’occupation éventuelle du logement par l’un des indivisaires ;
  • les modalités pratiques de la vente.

Le notaire intervient obligatoirement dans le règlement d’une succession comportant un bien immobilier et sécurise juridiquement les opérations de partage.

De notre côté, nous pouvons accompagner les héritiers dans l’estimation et la vente d’un bien en indivision à Saint-Malo, Dinard et dans leurs environs, avec l’objectif de fournir une valeur de marché argumentée permettant à chacun de prendre sa décision sur une base commune.

3. Racheter la part des autres héritiers pour sortir de l’indivision

Vendre le logement à un acquéreur extérieur n’est pas la seule solution. Il arrive fréquemment qu’un héritier souhaite conserver une maison familiale tandis que les autres préfèrent récupérer leur part de la succession.

Un partage peut alors permettre d’attribuer le bien à cet héritier. Lorsque la valeur du logement dépasse les droits successoraux qui lui reviennent, il peut verser une soulte aux autres héritiers afin de compenser la différence. Le principe du partage est précisément d’attribuer à chacun des biens ou une valeur correspondant à ses droits dans l’indivision.

Prenons un exemple simple : trois héritiers possèdent un logement à parts égales. Si l’un d’eux souhaite devenir seul propriétaire, il peut, sous réserve d’un accord et des modalités déterminées avec le notaire, indemniser les deux autres pour leurs parts.

Cette solution peut éviter une vente sur le marché immobilier, mais elle suppose généralement que l’héritier souhaitant conserver le logement dispose des fonds nécessaires ou puisse obtenir un financement.

L’évaluation du bien reste donc déterminante. Une valeur trop basse peut léser certains héritiers ; une valeur excessive peut rendre le rachat financièrement impossible. Une estimation cohérente avec le marché local facilite souvent la recherche d’un compromis.

4. Vendre malgré le désaccord d’un héritier : la règle des deux tiers

Un seul héritier opposé à la vente peut, en principe, empêcher une vente immobilière amiable puisque celle-ci nécessite l’unanimité. Mais le Code civil prévoit une procédure particulière lorsque des indivisaires représentant au moins deux tiers des droits indivis souhaitent vendre. Il s’agit bien de deux tiers des droits de propriété et non nécessairement de deux tiers du nombre d’héritiers.

Les héritiers concernés doivent exprimer leur intention de vendre devant un notaire. Celui-ci dispose ensuite d’un mois pour faire signifier cette intention aux autres indivisaires. Ces derniers disposent de trois mois après la signification pour manifester leur opposition.

En cas de refus ou d’absence de réponse, le notaire établit un procès-verbal. Le tribunal judiciaire peut alors autoriser la vente s’il considère qu’elle ne porte pas une atteinte excessive aux droits des autres indivisaires. Lorsque cette procédure est utilisée, l’aliénation intervient par licitation selon les conditions prévues par l’article 815-5-1 du Code civil.

Cette possibilité constitue donc une véritable voie de sortie, mais elle ne doit pas être confondue avec une vente immobilière classique décidée à la majorité des deux tiers.

5. Que faire lorsqu’aucun accord n’est possible en 2026 ?

Le principe fondamental reste qu’un héritier n’a pas vocation à demeurer indéfiniment dans une indivision. Lorsque les négociations échouent, une sortie judiciaire de l’indivision peut être envisagée.

Si le partage amiable est impossible, les héritiers peuvent saisir le tribunal judiciaire du lieu d’ouverture de la succession. La demande doit notamment présenter le patrimoine concerné, les intentions concernant sa répartition et les démarches déjà entreprises pour tenter de parvenir à un accord. Pour les dossiers complexes, le tribunal peut désigner un notaire chargé des opérations de partage.

Une évolution importante est intervenue en 2026. Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 7 avril 2026, le Code civil prévoit explicitement qu’un indivisaire peut solliciter une autorisation judiciaire pour vendre seul un bien indivis lorsque l’urgence et l’intérêt commun le justifient. Cette mesure vise notamment certaines situations dans lesquelles le maintien de l’indivision nuit collectivement aux héritiers.

Le recours au tribunal reste toutefois une solution à apprécier au cas par cas. Les enjeux patrimoniaux, familiaux et financiers justifient alors l’accompagnement d’un notaire et, lorsque la procédure le nécessite, d’un avocat.

Conclusion

Vendre un bien immobilier reçu en héritage est relativement simple lorsque tous les indivisaires poursuivent le même objectif. La vente amiable à l’unanimité reste généralement la solution la plus directe, mais d’autres possibilités existent : attribution du logement à un héritier avec versement d’une soulte, procédure engagée par les détenteurs d’au moins deux tiers des droits ou, lorsque le blocage persiste, intervention du tribunal.

Les évolutions entrées en vigueur en avril 2026 renforcent également les possibilités de résoudre certaines indivisions successorales devenues difficiles à gérer.

Avant d’engager une vente, une estimation fiable du logement permet souvent de faciliter les discussions entre héritiers. Nous pouvons vous accompagner pour évaluer et commercialiser un bien issu d’une succession, tout en travaillant en coordination avec le notaire chargé du dossier. Chaque indivision ayant ses particularités, les aspects juridiques et fiscaux doivent être examinés individuellement.

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