À Saint-Malo, un mètre carré face mer se paye plus de 10000 € !

Le marché immobilier sur la Côte d’Émeraude et à Saint-Malo est sous tension, ceux qui souhaitent s’acheter une maison dans la ville de Saint-Malo vont devoir être prêts à y mettre le prix. En effet, la ville de Saint Malo est très prisée et beaucoup de Français souhaitent y avoir leur petit pied-à-terre, ce qui cause une envolée des prix.

Une vue mer à Saint-Malo un luxe qui a un prix !

La faiblesse chronique de l’offre et la demande qui explose mettent le marché de l’immobilier sous tension à Saint-Malo et dans sa région. Les biens se vendent très rapidement, quel que soit le quartier. Le corollaire de cette situation est la flambée des prix sur la Côte d’Émeraude et dans la cité malouine. Le marché est en pleine euphorie et les biens avec vue mer sont plus recherchés que les autres.

Ainsi, pour certains logements disposant d’une vue mer, le plafond de verre que représentaient 10 000 € du mètre carré a explosé. Les prix ne correspondent plus aux standards habituels du marché et sont littéralement hors normes. Certes, les prix sur le littoral sont en constante augmentation depuis dix ans mais aujourd’hui le phénomène est amplifié, certainement en partie à cause de la crise sanitaire.

En effet, le confinement a joué un rôle évident. Les Parisiens sont certes présents mais ne représentent pas le gros des acheteurs. De nombreux Rennais achètent une maison sur la côte et un appartement à Rennes. La qualité de vie proche de la mer les attire et vivre en famille à temps presque plein sur le littoral devient possible grâce au développement du télétravail.

De nombreux acquéreurs s’installent de façon durable dans la région et l’achat de résidences principales est passé de 70 % des ventes à 90 % aujourd’hui.

De plus, d’autres facteurs ont certainement joué comme le dynamisme de la ville et la création de la ligne ferroviaire à grande vitesse. Grâce à elle, les Franciliens peuvent envisager de venir s’installer à Saint-Malo tout en se rendant à Paris pour le travail une ou deux fois par semaine.

Une hausse de prix qui repousse les primo-accédants plus loin dans les terres

Le déséquilibre entre l’offre et la demande pousse les prix vers le haut. Pour un bien à vendre, il y a dix acheteurs potentiels. Face à la rareté des biens intra-muros, les acquéreurs se rabattent sur des villes comme Rothéneuf, Saint-Servan, Courtoisville, Rochebonne et Paramé.

Le gros de la demande pour les familles concerne les demeures avec un jardin proche des plages et des commerces et disposant de trois ou quatre chambres. Les appartements de trois ou quatre pièces avec ascenseur ont quant à eux la faveur des couples retraités.

De plus, compte tenu de la conjoncture incertaine, beaucoup d’investisseurs préfèrent la pierre aux placements financiers, d’autant que la demande locative est en forte augmentation dans la région.

Face à la hausse des prix, les jeunes ménages malouins sont contraints soit de louer en attendant d’économiser pour pouvoir acheter leur résidence principale, soit de s’éloigner plus loin dans les terres.