Saint-Malo : l’arrivée de la LGV a nettement stimulé le marché immobilier local

Vous souhaitez mettre votre maison à vendre à Saint-Malo ? Depuis que la Ligne à Grande Vitesse (LGV) a été inaugurée en 2016, votre bien a deux fois plus de chances de trouver un acquéreur.

Il faut dire que ces trois dernières années, sous l’impulsion de la LGV mais aussi des taux d’intérêt bas, les ventes de maison ont grimpé de 48 % à Saint-Malo !

À deux heures de Paris en train, le parc immobilier malouin attire

L’arrivée de la LGV trois ans plus tôt a rendu la cité corsaire plus attractive que jamais. À seulement deux heures de train de la capitale, la ville de Saint-Malo est prise d’assaut par les Franciliens, lesquels représentent un tiers des ventes !

Parmi les acquéreurs — qu’ils soient locaux ou originaires de la région parisienne —, la grande majorité d’entre eux sont des cadres supérieurs ou des retraités, deux classes de la population reconnues pour leur fort pouvoir d’achat. 

Toutefois, si les ventes de résidences principales ne se sont pas emballées depuis l’arrivée de la LGV, l’impact sur les résidences secondaires est lui retentissant. En effet, Saint-Malo a consolidé son statut de ville balnéaire où il fait bon vivre, notamment pendant les vacances.

Pas étonnant que plus de la moitié des acquéreurs viennent d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, de la Manche, de Paris, des Yvelines ou encore des Hauts-de-Seine. Depuis la mise en service de la LGV, c’est un profil d’acheteur bien spécifique qui est d’ailleurs stimulé, puisque l’âge moyen de ce dernier est estimé à 51 ans.

De la nécessité de sauvegarder le marché local et ses habitants 

Le sentiment de ville côtière estivale a donc été renforcé depuis l’ouverture de la LGV. Cela est d’autant plus vrai que la demande de locations longue durée est forte à Saint-Malo. Cependant, l’offre est, elle, très limitée : les investisseurs locatifs qui achètent une maison secondaire à Saint-Malo préfèrent la louer durant la période saisonnière, réputée pour être bien plus rentable.

Ainsi, tandis qu’un T2 se loue typiquement 500 € en occupation classique, pour une location à la semaine pendant les mois de juillet et d’août, le bailleur exigera le même prix à la semaine. 

Nombre de notaires et d’agences immobilières de la commune rappellent d’ailleurs qu’une attractivité si démesurée peut avoir des répercussions sur la population locale : par le passé, de nombreuses familles furent contraintes de s’exiler en périphérie du centre-ville. La mairie, consciente de ce problème, a d’ailleurs récemment relancé la construction, car les besoins sont importants.

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