Quel bilan pour l’immobilier après un an de crise sanitaire ?

Grâce à la grande réactivité des professionnels, le bilan de cette année marquée par une crise sanitaire sans précédent est plutôt positif pour l’immobilier, avec néanmoins des disparités selon les domaines d’activité. L’immobilier reste, malgré la crise, l’investissement préféré des Français car cela reste une valeur refuge. Il ne faut donc pas hésiter à acheter un appartement à Saint-Malo pour préparer votre retraite !

Les transactions immobilières dans l’ancien au beau fixe !

Avec quelque 950 000 transactions, l'année 2020 se situe dans la moyenne des années précédentes si l’on fait abstraction de 2019 qui fut l’année de tous les records, dépassant pour la première fois la barre symbolique du million de transactions.

Même si les professionnels du secteur ont subi une chute d’environ 75 % des promesses de vente pendant le premier confinement, un effet de rattrapage assez marqué s’est produit durant la seconde quinzaine de mai. À tel point qu’à mi-juillet, le nombre de transactions était de 15% supérieur aux prévisions.

L’expérience de ce premier confinement a été mise à profit par tous les professionnels du secteur (agents immobiliers, notaires, courtiers, banques, assurances) pour adapter leur fonctionnement, ce qui a permis de maintenir l’activité lors du second confinement.

De plus, tous les acteurs du secteur immobilier se sont adaptés en mettant en place des solutions numériques, que ce soit pour les demandes de prêt, les signatures de compromis ou encore les démarches chez le notaire. Tous ces efforts ont permis aux Français de maintenir leurs divers projets immobiliers.

Les notaires ont indiqué dans leur note de conjoncture de janvier qu’à fin novembre, le nombre de ventes dépassait le million sur douze mois glissants. Ce niveau était toutefois inférieur de 4% à celui de novembre 2019.

Les prix de l’immobilier ont globalement continué leur hausse en France

La hausse des prix de l’immobilier ne s’est pas tarie en 2020, bien au contraire. On constate une croissance des prix moyenne sur toute la France de :

  • 6,6 % pour les appartements ;
  • 6,1 % pour les maisons.

À titre de comparaison, le prix des appartements et des maisons avait augmenté respectivement de 5,2 % et 2,6 % en 2019.

En revanche, le nombre de ventes a chuté en automne à Paris et les prix connaissent depuis une faible décroissance, même si pour autant ceux-ci ont augmenté globalement de 5,4 % sur l’année. Cette baisse devrait se prolonger au moins jusqu’en avril et atteindre environ 2,3 %. En 2020, le nombre de transactions dans l’ancien à Paris a baissé de 16% par rapport à 2019.

Dans le reste de la France, les prix ont continué à croître et parfois de manière spectaculaire :

  • À Mulhouse, les prix ont progressé de 16,5 % pour atteindre en moyenne environ 1 900 €/m2 ;
  • À Angers, ils ont crû de 16,4 % pour un prix moyen du m2 de 2 900 € ;
  • À Limoges, la croissance a été de 16,4 % pour un m2 à un peu plus de 1 800 € en moyenne ;
  • À Orléans, le m2 a pris 16,1 % pour se situer en moyenne à pratiquement 2 700 €.

Des métropoles provinciales comme Nantes, Rennes, Strasbourg ou Lille devraient voir les prix du m2 encore augmenter en 2021 tandis qu’à Nice, Lyon ou Bordeaux les prix devraient stagner.

L’immobilier de prestige quant à lui ne connaît pas la crise. En effet, à Paris, 2020 a été un aussi bon cru que 2019 pour les transactions dépassant 3 millions d'euros. Ce secteur de luxe a vu une recrudescence d’acheteurs français qui a compensé la baisse de la clientèle étrangère et la quasi-disparition des clientèles chinoise et américaine.

L’immobilier neuf a quant à lui souffert de la crise sanitaire

En effet, de nombreux chantiers ont été bloqués pendant la crise sanitaire et notamment en période de confinements et les livraisons ont été retardées.

De facto, cela a également eu pour effet de décaler la mise en chantier de nouveaux logements qui a reculé de près de 7 % en 2020 pour atteindre 376 700 selon le ministère de la transition écologique et solidaire. Ainsi, cela a induit une chute du nombre de logements neufs vendus d’environ 25% en 2020.

Le corollaire de cette situation, c’est que le nombre de permis de construire accordés a chuté de plus de 10 % de novembre à janvier par rapport aux trois mêmes mois de 2019 ayant précédé le premier confinement.

L’immobilier neuf devrait cependant reprendre des couleurs en 2021 puisque les chantiers ont pu reprendre à un rythme normal et les avantages du neuf attirent toujours autant d’acheteurs.

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