Les maisons à vendre se font rares sur la Côte d’Émeraude

Les prix de l’immobilier ont explosé à Dinard et sur la côte d’Emeraude à l’issue du premier confinement et grâce à la généralisation du télétravail. L’envie de grand air et d’espace augmente l’attrait des maisons à vendre à Dinard avec un terrain.

Une demande qui ne semble pas faiblir

À Dinard, il devient difficile de trouver des biens avec un budget de moins de 300 000 €. Pour acheter une maison avec un petit terrain, il faut disposer d’un budget assez conséquent.

Il y a deux ans, on pouvait encore trouver des maisons avec un petit terrain autour de 200 000€, en négociant le prix. Aujourd’hui, ce type de bien est introuvable en dessous de 300 000€. Les maisons, même mitoyennes, sont très prisées dans la région. Il en va de même pour celles situées en périphérie de Dinard, comme près de l’ancienne cité ouvrière datant des années 1960 proche du collège Le Bocage.

Les maisons un peu plus luxueuses, environ 150 m2 au calme, entre le Prieuré et la sortie de Dinard, avec quatre chambres et un terrain assez grand pour y loger une piscine, atteindront facilement les 700 000 €.

Les causes de cette forte augmentation des prix de l’immobilier sont connues. Premièrement, il y a quelques années, la ligne de TGV  a mis Rennes et Saint-Malo a deux heures de Paris seulement. Cette proximité de la capitale a été un moteur de développement de l’attractivité de la région.

De plus, les confinements de 2020 et l’explosion du télétravail ont créé une demande inconnue jusqu’alors. De nombreux ménages mais aussi des retraités aisés quittent les métropoles au profit du grand air, de la proximité de la mer et de la qualité de vie offerts par l’Ouest.

Actuellement, un tiers des acheteurs sont Franciliens et un autre tiers viennent du bassin rennais.

Face à la demande actuelle, tout se vend !

Le secteur de l’immobilier ne s’est presque jamais aussi bien porté qu’en 2021 ! L’offre semble se rétrécir mais en réalité il s’est vendu plus de maisons que les autres années. La durée entre la mise en vente et l’achat a énormément diminué, créant ainsi cette sensation de manque de biens.

Le corollaire de cette demande qui ne faiblit pas, c’est l’augmentation des prix qui ont connu une hausse d’environ 20 %, notamment sur les biens haut de gamme.

Les villas avec vue sur mer qui dépassent parfois le million d’euros ne sont même plus affichées en publicité car les agences ont une liste d’acheteurs potentiels pléthorique. Parfois, les acquéreurs ne se déplacent même plus pour acheter comme pour ce bel appartement avec terrasse sur la Promenade au clair de lune qui a été vendu 1,2 million d’euros.

Auparavant, certains biens moins bien situés restaient longtemps en commercialisation. Aujourd’hui, tous les produits se vendent. Dans les secteurs les plus prisés, le prix du m2 dépasse 10 000 €.

Le neuf s’arrache comme des petits pains

À défaut de trouver un bien ancien, les acquéreurs se rabattent sur les appartements neufs avant même que la construction ne soit terminée. Comme à Saint-Enogat où environ soixante appartements en cours de construction se sont vendus en huit mois.

D’autres font l’acquisition d’un terrain à bâtir mais les prix sont également très élevés et il faut tabler entre 800 et 1 000 € le m2, voire plus pour des terrains viabilisés.

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